de Guiran de La Brillanne

Chapitre I

 

Les seigneurs de La Brillanne

  

■ Le premier seigneur de La Brillanne, dont les archives conservent encore aujourd’hui la trace, est Hugues de LA ROQUE. Ce dernier, accompagné de ses deux fils Guigues et Aycard de LA ROQUE, doivent abandonner en août 1126, en indemnités des frais de guerre, les territoires et châteaux de Volx, Montaigu, Manosque, Niozelles, Méolans, Saint-Maime, La Roque et La Brillanne et prêter serment de fidélité à Guilhaume, comte de Forcalquier, leur suzerain.

■ La Brillanne, comme tout le comté de Forcalquier, est assigné en dot à Gersende de SABRAN, petite fille du Comte Guilhaume de FORCALQUIER, lorsqu’elle épouse en 1193, Ildefonde d’ARAGON, comte de Provence. A partir de cette époque et durant presque trois siècles, la Brillanne restera dans le domaine royal.

■ En 1297, une grande enquête est menée sur toute l’étendue du baillage de Forcalquier, afin de dresser d’une part la liste des possessions foncières du Roi, mais surtout pour déterminer celles soumises à l’impôt. Il en ressort qu’à la Brillanne, le Roi possède la totalité du castrum, la forteresse et les maisons.

■ Le 28 octobre de la même année la Roi Charles II, comte de Provence, fait donation au monastère de Notre-Dame de Nazareth d'Aix, des péages des ports d'Orgon, de La Brillanne et de Saint-Paul-lez-Durance, et d'une pension à percevoir sur les revenus comtaux de la pêcherie des Martigues.

■ En 1320, la communauté de La Brillanne, prête hommage et serment de fidélité au Duc de Calabre, fils du Roi Robert.

■ Le 11 mars 1454, Jacques de FORCALQUIER, baron de Céreste, est investi du péage de La Brillanne. A sa mort, ses droits vont à son frère, Gaucher de FORCALQUIER, alors évêque de Gap.

■ Le 1er décembre 1474, le Roi René échange avec le monastère de N.D. de Nazareth d’Aix, le péage de La Brillanne contre une pension à prendre sur les gabelles de Berre.

■ Le 8 décembre de la même année, il fait donation de La Brillanne à Alain LE HAUT, son valet de chambre et barbier et à son épouse Olive de PONTHENAU.

■ Le 1er janvier suivant, le Roi René donne également à ces derniers, le péage de La Brillanne, tant par eau que par terre. Alain LE HAUT, recueille en 1479, les droits que Gaucher de FORCALQUIER, avait conservés sur ce péage et prêtera hommage et serment de fidélité au Roi Charles en 1481.

■ Le 24 avril 1483, la Provence est rattachée à la France depuis déjà deux ans, Jean de BAUDRICOURT, lieutenant général et gouverneur en Provence, confirme la donation faite dix ans plus tôt à Alain LE HAUT et à Olive, sa femme, de la terre de La Brillanne, avec les droits royaux et autres qui en dépendent.

■ Le 31 octobre 1495, après la mort d’Alain LE HAUT, cette donation est une nouvelle fois confirmée en faveur d’Olive de PONTHENAU, sa veuve et de Jean JOYE, le fils de celle-ci, en premières noces.

■ Jean JOYE, chanoine en l’église métropolitaine Saint-Sauveur d’Aix, seigneur de La Brillanne, Pierrerue, Niozelles et Aubenas, prête hommage en 1499 et le 15 mars 1506. Il fait son testament au château de Pierrerue le 29 septembre 1519, par-devant Me Jacques COLOMB, notaire royal à Forcalquier. Par cet acte il institue pour héritier Jehan CHAUVEYSSI, premier lieutenant de la ville de Seyne, qui hérite donc les seigneuries de Pierrerue, Niozelles et Aubenas.

■ Quant au fief de La Brillanne, Jehan JOYE en avait fait donation le 19 octobre 1502, par-devant Me Bertrand BARCILON, notaire à Manosque, à son ami Accurse MEYNIER, juge mage de Provence. A la mort de ce dernier, c’est son fils Jehan MEYNIER d’OPPÈDE, qui recueille les biens de son père et reçoit l’investiture de La Brillanne en 1529.

■ Le tristement célèbre Jehan MEYNIER, baron d’Oppède et président au parlement de Provence, à qui l’on doit notamment le massacre des vaudois du Luberon, vend La Brillanne quelques années plus tard à Jehan DONEAUD, docteur en droits et conseiller au parlement de Provence, originaire de Châlons, en Bourgogne.

■ Jehan DONEAUD épouse à Aix le 17 février 1544, Delphine de CABANNES, fille de Melchion de CABANNES, seigneur de Collongue et Venelles et de Melchionne de PUGET et meurt quelques mois plus tard. Il laisse pour héritiers : Hugues DONEAUD, bourgeois et juge royal de la châtellenie de Châlons et Françoise, ses parents ; Hugues DONEAUD, son frère, Barbe DONEAUD, sa sœur, épouse de Claude PAQUER et Estiennette DONEAUD, son autre sœur, épouse de Jehan PAQUER. Ces derniers cèdent leurs droits sur La Brillanne à Melchion de CABANNES, le 27 janvier 1545.

■ Delphine de CABANNES, fille dudit Melchion, prête hommage le 28 mars suivant. Elle se remarie le 1er mai 1545 avec Jehan de RUSSAN, seigneur de Rousset, veuf de Magdeleine DORIA et meurt en 1552, laissant deux filles : Lucresse (qui épousera en 1571, Balthazar de RODULPH, seigneur de Châteauneuf) et Sibille de RUSSAN (qui épousera en 1566, Honoré de CORIOLIS, seigneur de Montfuron), héritières des seigneuries de Collongue et Venelles. Le fief de La Brillanne reste la propriété de Jehan de RUSSAN, seigneur de Rousset, cité seigneur de La Brillanne en 1554, avant de retourner une nouvelle fois dans le domaine royal.

■ Le 31 décembre 1574, la cour d’Aix, vend la terre, place et seigneurie de La Brillanne, à Jehan JOANNIS, avocat au parlement et seigneur de Châteauneuf Le Charbonnier et à Jehan RAPHAELLIS, seigneur de Courmes, chacun pour une moitié. Cette vente comprend l’entière juridiction, ainsi que le péage par terre et la moitié du péage de long et de travers de la Durance, ainsi que la moitié des droits de port. L’autre moitié étant la propriété du baron d’Oraison. Les JOANNIS, conserveront leur part de ce fief, jusqu’au 18ème siècle, tandis que Jehan RAPHAELLIS, revend sa moitié en 1586 à Honorat GUIRAN, que nous verrons plus après.

■ Le 24 avril 1589, Hubert de GARDE, seigneur de Vins, chef des ligueurs provençaux, ordonne au capitaine BERMONDY, de Lurs, de démolir le fort de La Brillanne, « pour empêcher que l’ennemi ne s’en saisit ». Le château n’est jamais reconstruit, ni les JOANNIS ni les GUIRAN, n’en feront élever un nouveau. Ils ne résident d’ailleurs jamais au village et préfèrent le confort de la vie aixoise. Lors de leurs rares séjours dans le village, c’est le cabaret qui fait office de maison seigneuriale.

■ Abordons maintenant l’ordre des Templiers. En 1668, l’Abbé Jean COLOMBI, jésuite de Manosque, est le premier à parler de la présence des Templiers à La Brillanne. S’il peut passer au yeux de certains pour un grand érudit, l’imagination dont il fait preuve dans ses différents écrits, a de quoi laisser perplexe. D’après cet auteur la Brillanne aurait donc été donné à l’ordre du Temple par le Comte de Forcalquier, en 1144. Au 19ème siècle, Léon de BERLUC-PÉRUSSIS, cite la date de 1174. Zéphirin ISNARD, dans son « Etat documentaire et féodal de la Haute-Provence », reprend ces détails dans sa notice sur La Brillanne. Voila comment est née la « légende » du château des Templiers de La Brillanne, que rapportent tous les guides touristiques. Malheureusement les archives restent muettes sur ce point.

 

 

Chapitre II

 

Les Guiran de La Brillanne

 

La famille GUIRAN est l’archétype même d’une famille de parlementaires aixois. Enrichie par le commerce, elle gravit rapidement les échelons de la hiérarchie sociale. Le premier à partir duquel il nous est possible de dresser une filiation suivie, est Guilhaume GUIRAN, vivant à la fin du 14e siècle. Il tient boutique dans la rue droite et son commerce florissant permet à ses fils d’évoluer rapidement vers la noblesse de robe. Notaires, avocats, conseillers et maîtres rationaux en la cour des comptes, ils se maintiendront au parlement de Provence jusqu'à la fin du 18e siècle. Contrairement à d’autres familles, comme les CORIOLIS par exemple, qui occupèrent la présidence du parlement sur cinq générations, les GUIRAN resterons modestes dans leurs ambitions ; ils ne briguèrent pas, à une exception près, les hautes charges parlementaires ni ne chercheront à suivrent la carrière des armes. Par contre, nombreux sont les cadets à entrer dans l’ordre de Malte. A l’exemple de Raymond GUIRAN, fils de Me Guilhaume, qui dès le début du 15e siècle, est admis dans l’ordre, à une époque ou les nobles n’étaient pas les seuls à pouvoir y entrer. Ce n’est que plus tard que les chevaliers devront présenter leurs fameuses preuves de noblesse.

            Guillaume se marie trois fois. De son premier mariage il a un fils chanoine en l’église métropolitaine Saint-Sauveur. De sa seconde épouse, Bérengère FÉRAUD, il a deux fils Elzias, père lui-même de trois fils et Pierre GUIRAN, auquel nous allons nous intéresser. De la troisième il a encore quatre fils, parmi lesquels Laugier GUIRAN, qui poursuivra dans le commerce et formera une branche sur Aix et Marseille.

            Pierre GUIRAN, un des fils issus du second mariage de Guilhaume, procède au partage des biens de son père avec ses frères et sœurs en 1416 et semble avoir quitté la Provence durant quelques années, sans doute pour les besoins des affaires familiales. On le trouve à Aix faisant son testament en 1418, en prévision de son départ prochain et ce n’est qu’en 1435, qu’il se marie, avec la fille d’un riche marchand Aixois.

            Un des fils de Pierre GUIRAN, part à Marseille, où il épouse une fille de la riche famille VIVAUD, une de ses filles épouse un marchand Aixois, et une autre Vincens BOMPAR, maître rational, issue d’une famille de marchands de Vinon.

Quant au fils aîné de Pierre, Jehan GUIRAN, il est le premier à faire un mariage à la hauteur de la nouvelle condition de sa famille. Il épouse en 1471, Magdeleine BOCHON, fille d’un riche marchand d’Arles, qualifié d’écuyer par les nobiliaires et d’une demoiselle d’ARCUSSIA, elle-même petite-fille de Boniface de CASTELLANE, baron d’Allemagne. La dot conséquente de son épouse lui permet d’acquérir une charge de maître rational en la cour des comptes et la seigneurie du Castellet les Sausses, il entre ainsi de plein pied, dans le second ordre du royaume : la noblesse.

            De Michel GUIRAN, dernier des fils de Jehan, descendra toute une lignée de conseillers en la cour des comptes ; De Bertrand GUIRAN, le second, descendent quelques personnages remarquables, parmi lesquels son petits-fils Jehan Pierre, viguier de Marseille en 1579 et consul de France à Venise, en 1591.

            Jehan GUIRAN, l’aîné des fils de Jehan, seigneur du Castellet, plusieurs fois consul d’Aix et garde de la monnaie, épouse en 1513, Louise GAUFRIDY, de laquelle il laisse une fille et un fils prénommé Melchion.

            Melchion GUIRAN, seigneur de Peyresc et du Castellet les Sausses, sera tout comme son père, plusieurs fois consul d’Aix. Il se marie une première fois avec une cousine, Marthe de BOMPAR, dont il aura 15 enfants de 1537 à 1561. Il se remarie à près de 60 ans, avec une jeunette qui lui donnera encore deux filles.

            Parmi ses nombreux enfants citons simplement Gaspard GUIRAN, qui ne laissera que des filles de son mariage avec la fille d’une bourgeois d’Aix ; Jehan GUIRAN, chevalier de Saint-Jehan de Jérusalem, qui quittera l’ordre pour se marier en Normandie en 1586, où il formera une branche et enfin Honorat, l’aîné de ses fils.

            Honorat GUIRAN, à l’image de son père, se marie deux fois. Une première fois avec la fille du secrétaire de l’Archevêché, qui lui laissera trois enfants morts en bas âge. En 1583 il se remarie avec Polyxène de BLANCARD, fille du président aux enquêtes du parlement et de Françoise de RIQUETY. Grâce à la dot très confortable de sa nouvelle épouse, il acquiert en 1586, de Jehan RAPHAELLIS, la moitié de la seigneurie de La Brillanne. Deux de ses fils Pierre et Jehan GUIRAN, formeront chacun une branche.

            Pierre GUIRAN, l’aîné, seigneur du Castellet les Sausses et La Brillanne, est pourvu d’une charge de conseiller en la cour des comptes en 1633. Huit enfants naîtront de son mariage avec Claude de GAILLARD, fille du receveur général des décimes en Provence.

            François GUIRAN le 4e des enfants de Pierre, seigneur de La Brillanne et du Castellet les Sausses, est pourvu de la charge de conseiller en la cour des comptes en 1659. Lui aussi fait un riche mariage avec la fille du Vicomte de Pourrières, Catherine de GLANDEVÈS, qui lui donnera 13 enfants en 17 ans de mariage. Veuf, François GUIRAN se remarie à 40 ans avec Catherine d’ARVIEUX et meurt en 1709, âgé de 72 ans.

            Les GUIRAN ne résidaient pas à la Brillanne et n’y venaient pratiquement jamais. Tout au plus y envoyaient-ils un de leur fils, en de rares occasions. C’est ainsi qu’en 1690, Jean Antoine GUIRAN, le fils aîné de François et de Catherine de GLANDEVÈS, jeune homme d’une vingtaine d’année est envoyé à La Brillanne pour y régler les affaires de son père.

            Il y fait la connaissance de Catherine ROUBAUD, jeune fille de « basse extraction », qui ne résiste pas longtemps aux avances du jeune GUIRAN. Si la jeune fille lui accorde bien volontiers ses faveurs, le jeune GUIRAN lui promet en retour le mariage. Tous deux s’enfuient donc à Sisteron ou un curé compréhensif procède en secret à leur union.

            Mais ni l’Eglise ni Monsieur de La Brillanne père ne l’entendent de la même oreille. Le mariage est rapidement annulé par l’officialité du diocèse et Jean Antoine est sommé de rentrer à Aix. Le fils doit se soumettre à l’autorité paternelle.

Un accord est passé entre le fils et le père. Ce dernier lui cède sa charge de conseiller en la cour des comptes à condition qu’il épouse sa cousine, Claire de BONIFACE-LAYDET. En 1695 le mariage est donc célébré, avec les dispenses nécessaires. La famille GUIRAN a sauvé la face, mais personne n’est dupe. Les deux époux feront d’ailleurs rapidement résidence séparée. Jean Antoine de GUIRAN, marié et conseiller au parlement, est maintenant libre de gérer sa vie comme il l’entend. Il fait venir à Aix ladite Catherine ROUBAUD et l’installe à l’hôtel de GUIRAN où naissent plusieurs de leurs enfants. La très pieuse et légitime madame de GUIRAN se réfugie dans la prière, pour oublier les honteux agissement de son mari. Elle fera d’ailleurs plusieurs testaments en faveur des différents couvents d’Aix, sans jamais citer le nom de ce mari que sa famille lui avait traîtreusement imposé.

Mais les critiques vont bon train au sein même du parlement. Si beaucoup de ses confrères ne se gênaient sans doute pas, pour entretenir quelques relations extraconjugales, ils le faisaient moins ouvertement. La situation n’est plus tolérable, et en 1700, Catherine ROUBAUD doit quitter Aix. Leur liaison ne cesse pas pour autant et plusieurs autres enfants naturels naîtront à la Brillanne, les années suivantes. L’aîné aura lui-même plusieurs enfants nés à la Brillanne, alliés dans les familles ROLLAND, de Lurs et BONARD, de Villeneuve. Le second s’installe à Aix où il se marie 1732 et le cadet épouse en 1727, la fille d’un bourgeois de Noves.

            Claire de BONIFACE-LAYDET, épouse légitime de Monsieur de La Brillanne meurt en 1714, bientôt suivie de Catherine ROUBAUD. Jean Antoine GUIRAN, veuf, âgé d’une cinquantaine d’années, se trouve sans descendance légitime. Il convole en justes noces et pour la troisième fois, en 1717, avec Jeanne Marie des ISNARDS, fille du Marquis du Martinet, de Carpentras. De ce mariage naissent six enfants : L’aîné meurt à Aix en 1779, après avoir fait un testament en faveur de son frère Antoine, Gouverneur des îles de France et Bourbon (Maurice et La Réunion). Ce dernier meurt un mois plus tard, après avoir lui aussi fait son testament en faveur de son frère aîné, qui malheureusement était déjà mort, mais les nouvelles n’allaient pas aussi vite qu’aujourd’hui. Le dernier des frères, ambassadeur de Malte à la cour de France est mort à Paris en 1790.

            L’héritage des GUIRAN revient donc à Marie Magdeleine Catherine des ISNARDS, épouse du Comte de SEGUINS, leur tante maternelle. Mais pour peu de temps, car la révolution ne tardera pas à éclater.

  

Jehan de GUIRAN, second fils d’Honorat et de Polyxène de BLANCARD, comme nous l’avons vu plus haut, est l’auteur d’une seconde branche de la famille. Il est pourvu d’une charge de président aux enquêtes du parlement en 1626 et épouse deux ans plus tard Louise d’ARÈNE, fille d’un commissaire général de la marine à Marseille.

Leur fils Antoine, seigneur en partie de La Brillanne, fait lui aussi un très bon mariage, avec Thérèse de CASTELLANE, fille du Marquis de Grimaud et de Marguerite de FORBIN-JANSON et est pourvu en 1665 de la charge de garde des sceaux au parlement de Provence.

Sur leurs dix enfants, Joseph le 5e, succède à son père dans ses biens et dans sa charge de garde des sceaux. Il épouse en 1689, Elisabeth de GAUTIER de LA MÔLE, qui lui apporte en dot une partie du fief de La Môle. De ce mariage naît un fils en 1691, mort en bas âge. Joseph meurt peu après. Ainsi s’arrête cette seconde branche de la famille de GUIRAN, la branche aînée recueillera la totalité de la juridiction de La Brillanne.

 

 

A. Agnel Giacomoni

Février 2009

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